jeudi 5 novembre 2015
Pour demander l’enregistrement immédiat des demandes d'asile :
Rassemblement
Vendredi 6 novembre 2015 à 14 heures
devant la préfecture, 92 boulevard Ney
(Tram / métro porte de Clignancourt)
STOP AU REGLEMENT DUBLIN !
ENREGISTREMENT DES DEMANDES D'ASILE
MAINTENANT ET POUR TOUS !
Après l’évacuation du Lycée Jean Quarré le 23 octobre 2015, les exilés qui occupaient le lieu ont été dispersés. Certains sont encore à la rue, dans des campements (notamment Place de la République), parce qu’ils n’ont pas été hébergés le jour de l’évacuation ou parce qu’ils l’ont été dans des centres à plusieurs centaines de kilomètres de Paris et qu’ils ont voulu revenir près du lieu où ils ont entamé leur demande d’asile. Dans le meilleur des cas, ils sont logés dans des centres d’hébergement pour une durée non déterminée, dont le renouvellement est entre autres conditionné aux démarches administratives engagées au regard de l’asile.
****
Aujourd'hui, la priorité des exilés du bâtiment occupé de l'ancien lycée Jean Quarré, victimes de la défaillance des pouvoirs publics qui ne fournissent pas un accueil décent à tous les demandeurs d’asile comme aux personnes précaires en général, est celle d'un hébergement stable et convenable pour tous.
Mais un autre problème fait son apparition. Beaucoup d'exilés qui sont présents au lycée occupé ou hébergés dans des centres d’hébergement sont placés par l'administration sous procédure dite « Dublin III », mécanisme basé sur le principe qu’une demande d’asile doit être examinée dans le premier pays européen dans laquelle la personne est arrivée. Les systèmes de fichage et de contrôles étant de plus en plus performants, la France essaye ainsi de « dubliner » de nombreuses personnes vers ces pays et les empêche par conséquent de voir leur demande d'asile instruite en France. Ces exilés sont contraints d'attendre de nombreux mois (environ une année) avant de savoir si la France va les renvoyer vers ce pays « responsable » ou s'ils vont être autorisés à demander l'asile en France (en 2013, à Paris, sur 710 décisions Dublin, au final 7 personnes ont été renvoyées).
Après 20 ans d’application désastreuse de ce mécanisme et au moment où les États de l’Union européenne s'entendent pour « relocaliser » les exilés arrivés en Italie et en Grèce afin de « soulager » ces premiers pays d'accueil, la France continue à appliquer cette procédure inefficace, inéquitable et injuste à ceux qui sont déjà présents sur son territoire.
Dès aujourd’hui, le règlement Dublin - qui a pour conséquence de laisser les personnes dans une situation d'attente interminable – ne doit plus être appliqué. Les demandeurs d’asile doivent pouvoir déposer leur demande dans le pays de leur choix à l’intérieur de l’Union européenne.
Aujourd'hui nous demandons :
Un hébergement immédiat et durable de tous les exilés présents au lycée et à la rue, leur assurant un suivi juridique de leur demande d'asile ;
L'enregistrement immédiat des demandes d'asile et l'annulation des procédures « Dublin » pour les habitants du lycée Jean Quarré et tous les exilés ;
Des papiers pour résider, circuler et travailler librement.
Des réfugiés du lycée Jean Quarré et des personnes solidaires
Appel soutenu par :
Acort, APSR, Ardhis, Association IDEAL-92, Association des Marocains en France, Association des Tunisiens en France, ATMF, Centre Primo Levi, Cimade Ile de France, CISPM, CNT-éducation 75, CNT Santé Social et Collectivités Territoriales RP, CSP 75, Dom'Asile, Droits devant!!, Écologie sociale, Espace Fârâbî, Fasti, Femmes migrantes debout, Gisti, IJAN, JRS France, LDH Fédération de Paris, Mouvement Utopia, Mrap, Réseau pour une gauche décoloniale, Solidaire Paris, Solidarité Jean Merlin, UJFP, Union syndicale Solidaires.
Alternative libertaire, Ensemble !, NPA, Parti de Gauche, PCF.
mardi 27 octobre 2015
Semaine de la solidarité internationale.
Comme chaque année mi novembre, la Mairie du 19° et la Maison des associations
organisent la semaine de la solidarité internationale, du 14 au 21 novembre.
Dans un programme très fourni, retenons deux sujets qui nous concernent au quotidien dans les activités de la section, et font l'actualité locale et internationale.
Nous attirons votre attention sur ces 2 soirées.
Le programme complet est ici
Source :
http://www.mairie19.paris.fr/mairie19/jsp/site/Portal.jsp?document_id=4060&portlet_id=94
jeudi 22 octobre 2015
MIGRATIONS AU FEMININ


EXPOSITION MdCA 19 //
« MIGRATIONS AU FEMININ,
Un Siècle d’Histoires en France »
Du 31 Octobre au 25 Novembre 2019 -
« Du Samedi 31 Octobre 2015 au Mercredi 25 Novembre 2015 »
Vernissage le Mercredi 4 novembre à 19 heures
une exposition de l’association GENERIQUE
**Entrée gratuite,
visite sur rendez-vous pendant les horaires d’ouverture
en contactant
l’équipe d’accueil : maison.asso.19@paris.fr
ou au
01 53 72 89 10.
L'Equipe de la MdCA
Maison du Combattant et des Associations du 19ème arrondissement
20 rue Edouard Pailleron - 75019 Paris
vendredi 16 octobre 2015
Contrôles au faciès ; s’engager fermement contre les discriminations
| la vidéo du procès : sur youtube |
Communiqué LDH
Paris, le 16 octobre 2015
Contrôle au faciès : ce gouvernement
veut-il vraiment lutter contre le racisme ?
La
décision du gouvernement de se pourvoir en cassation contre l’arrêt de
la cour d’appel de Paris qui a condamné, partiellement, l’Etat pour des
contrôles aux faciès n’est pas admissible.
Elle
signifie que les pouvoirs publics contestent maintenant ce qu’ils
avaient admis lors de la campagne électorale et la soumission du
gouvernement à certaines formes de pratiques policières.
Ce
recours est le pire signe que le gouvernement pouvait lancer en
direction des populations victimes de cette discrimination. On ne peut à
la fois prétendre lutter contre le racisme et se satisfaire de ces
pratiques dénoncées de tout bord.
En
agissant ainsi, le Premier ministre démontre un peu plus le peu de cas
qu’il fait des libertés publiques et de la cohésion sociale au profit
d’un autoritarisme inutile.
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L’Etat entend contester cinq arrêts de la cour d’Appel de Paris le condamnant pour « faute lourde »
(Paris,
le 16 octobre 2015) Le Premier ministre a décidé de contester les
décisions de la Cour d’appel de Paris, condamnant l’Etat pour
discrimination à l’encontre de cinq jeunes hommes contrôlés par la
police sur la base de leur origine. Le pourvoi en cassation introduit
par l’Etat reflète le choix inacceptable du gouvernement de laisser
perdurer les contrôles dits « au faciès », au rebours des engagements du
candidat Hollande.
Dans
cette procédure en justice, où treize jeunes hommes se plaignaient de
contrôles au faciès, l’Etat n’a reculé devant rien, allant jusqu’à
prétendre que les règles d’égalité et de la non-discrimination ne
s’appliquaient pas aux forces de l’ordre.
La
cour n’a heureusement pas suivi cette défense absurde et a rappelé
l’évidence : les actions policières doivent être menées dans le respect
des principes de non discrimination. Dans cinq cas, la Cour a constaté
l’existence d’un contrôle discriminatoire : ces décisions sont
historiques.
Pour
la première fois, l’Etat a été condamné par la justice pour des
contrôles d’identité au faciès. La Cour a rappelé que l’État est tenu de
prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir les
discriminations, obligation qu’il n’a pas respectée. Elle a également
considéré que l’absence de remise d’un récépissé après un contrôle
d’identité empêche les victimes d'avoir un recours efficace en cas de
discrimination ou d’abus et que le rôle de la police est d’exercer ses
missions sur des bases objectives et non selon des critères ethniques ou
physiques.
Cette
position est également celle du Défenseur des droits qui a en effet
affirmé, dans un avis de février 2015 et en soutien aux plaignants à la
procédure, qu’il est nécessaire d’encadrer davantage les pratiques de
contrôles, de sorte que tout contrôle soit basé sur des critères
objectifs, et non sur le « ressenti » ou l’ « instinct » des agents trop
souvent invoqués pour masquer des stéréotypes discriminatoires.
Plutôt
que de contester des décisions qui le mettent en cause, le
gouvernement devrait tirer les conséquences de ces décisions en
introduisant un système de récépissé des contrôles et en modifiant le
cadre législatif qui permet les contrôles (l’article 78-2 du Code de
procédure pénale) afin d’autoriser uniquement des contrôles fondés sur
des critères objectifs.
L’option
prise par le gouvernement est d’autant plus choquante que la lutte
contre le racisme est la grande cause nationale de 2015. Le Président
de la République a ainsi rappelé dans son discours au camp des Milles
(Bouches-du-Rhône) que « la République ne connaît pas de races ni de couleurs de peau […]
Elle ne connaît pas de communautés. Elle ne connait que des citoyens
libres et égaux en droit. Ce principe n’est pas négociable et ne le sera
jamais ». Ce beau discours cache mal le cynisme d’un Etat qui reste dans le déni des contrôles au faciès en France.
Au-delà
de leur impact dévastateur sur les personnes contrôlées, les
contrôles au faciès contribuent à nourrir et renforcer les stéréotypes
et les préjugés qu’une partie de la société peut avoir à l’égard de ceux
qui en sont la cible. Comment combattre le racisme et les
discriminations lorsque ce sont les représentants de l’Etat qui agissent
sous l’influence de stéréotypes ?
Selon un de leurs avocats, maître Slim Ben Achour, « Les
personnes à l’origine des dossiers judiciaires avaient donc raison :
bien que personne n’ait rien à leur reprocher, elles sont bien
considérées comme des citoyens de seconde zone ».
Les
organisations signataires déplorent la décision de l’Etat de se
pourvoir en cassation. Elles demandent au gouvernement de revoir sa
position, et appellent les plus hautes autorités à mettre enfin un terme
au scandale des contrôles au faciès.
Eclore, Gisti, Ligue des droits de l’Homme, Maison pour un développement solidaire, Open Society Justice Initiative, Pazapas Belleville, Syndicat des avocats de France, Syndicat de la magistrature
lundi 12 octobre 2015
PENSER L’ANTIRACISME.
POUR UNE CONTRE-OFFENSIVE
UNIVERSITÉ D’AUTOMNE
DE LA LIGUE DES DROITS DE L’HOMME
28 ET 29 NOVEMBRE 2015
MAISON DU BARREAU (2 RUE DE HARLAY, 75001 PARIS)
http://www.ldh-france.org/penser-lantiracisme-contre-offensive/
Le racisme – sous ses formes multiples – s’épanouit au cœur du débat politique et l’actualité voit se multiplier les actes, propos et incidents sérieux, voire dramatiques, qui témoignent d’un renouveau agressif.
Le juif, l’arabe, le Rom, l’étranger, le musulman en sont les cibles privilégiées, comme le SDF, le migrant et le réfugié : plus mal va le monde, plus grandes sont les peurs et plus nombreux sont les boucs émissaires.
Cette dynamique dangereuse balaye toute l’Europe, au-delà des frontières de l’Union. Elle s’impose comme enjeu central et objet de concurrence entre les extrêmes droites et les partis de la droite traditionnelle. Elle constitue à ce titre un défi pour la pensée humaniste, le progrès social et les droits de l’Homme.
Comment aujourd’hui (re)penser une contre-offensive, refonder une efficacité militante, fédérer des forces diversifiées, voire éclatées, de l’antiracisme ?
2 journées de réflexion et de débats les 28 & 29 novembre 2015 à Paris.
Les vidéos des différentes interventions ici.
17 octobre 1961 - 17 octobre 2015
54e Anniversaire - Vérité et Justice
54 ans après, la Vérité est en marche. Cependant, la France n’a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’elle a menées, - en particulier la Guerre d’Algérie - non plus que dans le cortège de drames et d’horreurs qu’elles ont entraînés, comme ce crime d’Etat que constitue le 17 octobre 1961. Le17 octobre 2012, le Président de la République a certes fait un premier pas important, en déclarant « Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l'indépendance ont été tués lors d'une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes. » Mais le terme de crime n'est pas repris, et la responsabilité, sous entendue, n'est pas clairement définie. Nous demandons une parole claire aux autorités de la République, au moment où certains osent encore aujourd’hui continuer à parler des « bienfaits de la colonisation », à célébrer le putsch des généraux à Alger contre la République, à "honorer" les criminels de l'OAS. Dans ce domaine, il est donc nécessaire que des mesures significatives soient prises :
On ne construit pas la démocratie sur des mensonges et des occultations. Après un demi-siècle, il est temps :
A l'occasion de ce 53e anniversaire, nous exigeons Vérité et Justice.
Rassemblement le 17 octobre 2015, à 17h30, au Pont Saint-Michel, à Paris Signataires au 9 octobre 2015 Associations : 4ACG (Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre), 17 Octobre contre l'oubli, 93 Au Cœur de la République, ACCA (Association contre le Colonialisme Aujourd'hui), Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Féraoun et de leurs compagnons, ANPROMEVO (Association Nationale pour la Protection de la Mémoire des Victimes de l’OAS/), APVC (Agence de Promotion des Cultures et du Voyage), ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants), Association Rennes-Sétif, Au nom de la Mémoire, Emancipation, FNACA - Paris (Fédération Nationale des Anciens Combattants AFN), LDH (Ligue des Droits de l'Homme), MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples), Les ORANGES, Sortir du Colonialisme Syndicats : FSU (Fédération Syndicale Unitaire), SNS (Syndicat national des enseignements du second degré), URIF-CGT (Union Régionale Ile de France de la Confédération Générale du Travail) Partis Politiques : PCF (Parti Communiste Français), PG (Parti de Gauche) |
mardi 8 septembre 2015
Appel unitaire
Asile ! C’est un
droit !
Nous, citoyennes et citoyens
d’Europe, sommes de la même humanité que ces femmes, ces hommes et ces enfants
qui fuient la guerre et la misère pour ne pas mourir. Comme eux, nous avons des
enfants, nous travaillons, nous aspirons au bonheur et nous savons les efforts
nécessaires pour construire nos vies dans un monde où la loi du plus fort est
toujours en vigueur. Le sort que l’Europe, celle qui a connu tant de guerres,
qui a envoyé tant de réfugiés sur les routes, leur réserve nous révolte.
L’Europe ne peut proclamer
que ses valeurs reposent sur les droits de l’Homme et traiter ces réfugiés
comme des envahisseurs, compatir à leur sort et faire si peu, se les rejeter comme
des marchandises illégales. Or, force est de constater que même la directive
sur l’afflux massif de réfugiés, bien loin de ce qu’exige la situation
dramatique actuelle, n’a pas été mise en œuvre.
Le destin de ces réfugiés, de
ces migrants, c’est notre destin et notre avenir. En niant leur droit à l’asile,
c’est notre propre avenir que nous mettons en péril tant nous aurons, tôt ou
tard, à rendre compte de notre aveuglement et de celui de nombre de nos
gouvernants.
Déjà en partie responsable
des événements qui poussent sur les routes de l’exil tant de personnes, que
restera-t-il de la crédibilité de l’Europe et de la France si nous refusons de
les accueillir ?
Nous n’admettons pas, en
tant que citoyens européens et français, le déni d’humanité qui est en train de
se produire.
En France, nous exigeons du
gouvernement qu’il appuie sans équivoque un accueil de ces réfugiés dans tous
les pays de l’Union européenne.
Nous lui demandons de
prendre toute sa part, ici en France, de cet accueil, et donc d’accroître
considérablement les moyens mis en oeuvre.
Nous appelons toute la
société civile à se mobiliser pour appuyer cette exigence et pour apporter
l’aide et l’assistance nécessaire.
Nous appelons tous les
hommes et femmes de bonne volonté à combattre ces discours indignes qui
refusent à ces hommes, ces femmes et ces enfants leurs droits élémentaires d’êtres
humains.
Ensemble, nous
demandons :
·
que tous les réfugiés soient accueillis dans
des conditions respectueuses de leur dignité ;
·
une suspension des accords de Dublin et leur
révision ;
·
l’organisation d’un grand débat public sur la
question des réfugiés.
Ensemble, nous pouvons faire
que l’intolérable cesse.
Rassemblement
le mardi 8 septembre, à 18h30,
le mardi 8 septembre, à 18h30,
place de la République, à Paris
#AsileUnDroit
Organisations signataires :
Acat,
Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort), Association des
Tunisiens en France (ATF), Attac, Cedetim / Ipam, CGT, Collectif 3C, Comité
pour le respect des libertés et des droits de l’Homme et Tunisie (CRLDHT), Confédération
syndicale des familles (CSF), Fédération nationale des Maison des potes, FSU, Ligue
des droits de l’Homme (LDH), Licra, Mrap, Organisation de femmes égalité,
SNJ-CGT, SOS Racisme, Syndicat des avocats de France (Saf), Union nationale
lycéenne (UNL), Unef, Union syndicale Solidaires
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