vendredi 25 décembre 2015
lundi 30 novembre 2015
Penser l'antiracisme aujourd'hui .
Comment aujourd’hui (re)penser une contre-offensive, refonder une efficacité militante, fédérer des forces diversifiées, voire éclatées, de l’antiracisme ?
2 journées de réflexion et de débats les 28 & 29 novembre 2015 à Paris.
Le racisme – sous ses formes multiples – s’épanouit au cœur du débat politique et l’actualité voit se multiplier les actes, propos et incidents sérieux, voire dramatiques, qui témoignent d’un renouveau agressif.
Le juif, l’arabe, le Rom, l’étranger, le musulman en sont les cibles privilégiées, comme le SDF, le migrant et le réfugié : plus mal va le monde, plus grandes sont les peurs et plus nombreux sont les boucs émissaires.
Cette dynamique dangereuse balaye toute l’Europe, au-delà des frontières de l’Union. Elle s’impose comme enjeu central et objet de concurrence entre les extrêmes droites et les partis de la droite traditionnelle. Elle constitue à ce titre un défi pour la pensée humaniste, le progrès social et les droits de l’Homme.
Les vidéos des différentes interventions ici.
lundi 9 novembre 2015
samedi 7 novembre 2015
MIGRANTeS : BIENVENUE - APPEL À MANIFESTER
MIGRANTeS : BIENVENUE
U n drame se déroule aux portes de l’Europe. Fuyant les guerres et les crises
des millions de personnes quittent leur pays. Des milliers d’entre elles
viennent trouver refuge vers l’Europe. La seule réponse qui leur est faite :
la fermeture des frontières.
Des drames se déroulent aussi au coeur de l’Europe. Aujourd’hui à Calais près de 7 000 personnes vivent dans des conditions effroyables, tandis qu’à Paris nombre de migrantEs se retrouvent à la rue. Nous ne pouvons accepter que des gens soient condamnés à vivre dans de telles conditions.
Nous dénonçons les politiques française et européenne qui créent ces situations à Calais comme aux portes de l’Europe.
Nous demandons immédiatement des conditions d’accueil dignes pour tous et
toutes. Qu’ils/elles soient nomméEs réfugiéEs, migrantEs ou sans-papiers,
nous exigeons des droits égaux pour touTEs, des titres de séjour,
l’accès aux soins et au logement.
Aujourd’hui l’Europe a fait la preuve de son incurie. Il faut supprimer le règlement de Dublin et démanteler Frontex qui sont les premières causes des drames que vivent aujourd’hui les migrants.
LE DIMANCHE 22 NOVEMBRE 2015 À 15H
AU DÉPART DE LA PLACE DE LA BASTILLE
Premiers signataires : ATMF, Attac, CGA, CGT Educ’action 93, CNT- RP (Union des syndicats CNT de la région parisienne), CollectifSans-Voix Paris 18, Collectif 20e solidaire avec les migrants, Droits devant!!, Ensemble!, EuroPalestine, Fasti, Fédération anarchiste,
Femmes égalité, Gisti, IJAN, LDH (fédération de Paris), Mouvement Utopia, MRAP (fédération de Paris), NPA, PCF, PCOF, PG, RESF, SNPES-PJJ-FSU IDF, STRASS, SUD éducation, UD CGT Paris, UJFP, Union syndicale Solidaires...
jeudi 5 novembre 2015
Pour demander l’enregistrement immédiat des demandes d'asile :
Rassemblement
Vendredi 6 novembre 2015 à 14 heures
devant la préfecture, 92 boulevard Ney
(Tram / métro porte de Clignancourt)
STOP AU REGLEMENT DUBLIN !
ENREGISTREMENT DES DEMANDES D'ASILE
MAINTENANT ET POUR TOUS !
Après l’évacuation du Lycée Jean Quarré le 23 octobre 2015, les exilés qui occupaient le lieu ont été dispersés. Certains sont encore à la rue, dans des campements (notamment Place de la République), parce qu’ils n’ont pas été hébergés le jour de l’évacuation ou parce qu’ils l’ont été dans des centres à plusieurs centaines de kilomètres de Paris et qu’ils ont voulu revenir près du lieu où ils ont entamé leur demande d’asile. Dans le meilleur des cas, ils sont logés dans des centres d’hébergement pour une durée non déterminée, dont le renouvellement est entre autres conditionné aux démarches administratives engagées au regard de l’asile.
****
Aujourd'hui, la priorité des exilés du bâtiment occupé de l'ancien lycée Jean Quarré, victimes de la défaillance des pouvoirs publics qui ne fournissent pas un accueil décent à tous les demandeurs d’asile comme aux personnes précaires en général, est celle d'un hébergement stable et convenable pour tous.
Mais un autre problème fait son apparition. Beaucoup d'exilés qui sont présents au lycée occupé ou hébergés dans des centres d’hébergement sont placés par l'administration sous procédure dite « Dublin III », mécanisme basé sur le principe qu’une demande d’asile doit être examinée dans le premier pays européen dans laquelle la personne est arrivée. Les systèmes de fichage et de contrôles étant de plus en plus performants, la France essaye ainsi de « dubliner » de nombreuses personnes vers ces pays et les empêche par conséquent de voir leur demande d'asile instruite en France. Ces exilés sont contraints d'attendre de nombreux mois (environ une année) avant de savoir si la France va les renvoyer vers ce pays « responsable » ou s'ils vont être autorisés à demander l'asile en France (en 2013, à Paris, sur 710 décisions Dublin, au final 7 personnes ont été renvoyées).
Après 20 ans d’application désastreuse de ce mécanisme et au moment où les États de l’Union européenne s'entendent pour « relocaliser » les exilés arrivés en Italie et en Grèce afin de « soulager » ces premiers pays d'accueil, la France continue à appliquer cette procédure inefficace, inéquitable et injuste à ceux qui sont déjà présents sur son territoire.
Dès aujourd’hui, le règlement Dublin - qui a pour conséquence de laisser les personnes dans une situation d'attente interminable – ne doit plus être appliqué. Les demandeurs d’asile doivent pouvoir déposer leur demande dans le pays de leur choix à l’intérieur de l’Union européenne.
Aujourd'hui nous demandons :
Un hébergement immédiat et durable de tous les exilés présents au lycée et à la rue, leur assurant un suivi juridique de leur demande d'asile ;
L'enregistrement immédiat des demandes d'asile et l'annulation des procédures « Dublin » pour les habitants du lycée Jean Quarré et tous les exilés ;
Des papiers pour résider, circuler et travailler librement.
Des réfugiés du lycée Jean Quarré et des personnes solidaires
Appel soutenu par :
Acort, APSR, Ardhis, Association IDEAL-92, Association des Marocains en France, Association des Tunisiens en France, ATMF, Centre Primo Levi, Cimade Ile de France, CISPM, CNT-éducation 75, CNT Santé Social et Collectivités Territoriales RP, CSP 75, Dom'Asile, Droits devant!!, Écologie sociale, Espace Fârâbî, Fasti, Femmes migrantes debout, Gisti, IJAN, JRS France, LDH Fédération de Paris, Mouvement Utopia, Mrap, Réseau pour une gauche décoloniale, Solidaire Paris, Solidarité Jean Merlin, UJFP, Union syndicale Solidaires.
Alternative libertaire, Ensemble !, NPA, Parti de Gauche, PCF.
mardi 27 octobre 2015
Semaine de la solidarité internationale.
Comme chaque année mi novembre, la Mairie du 19° et la Maison des associations
organisent la semaine de la solidarité internationale, du 14 au 21 novembre.
Dans un programme très fourni, retenons deux sujets qui nous concernent au quotidien dans les activités de la section, et font l'actualité locale et internationale.
Nous attirons votre attention sur ces 2 soirées.
Le programme complet est ici
Source :
http://www.mairie19.paris.fr/mairie19/jsp/site/Portal.jsp?document_id=4060&portlet_id=94
jeudi 22 octobre 2015
MIGRATIONS AU FEMININ



EXPOSITION MdCA 19 //
« MIGRATIONS AU FEMININ,
Un Siècle d’Histoires en France »
Du 31 Octobre au 25 Novembre 2019 -
« Du Samedi 31 Octobre 2015 au Mercredi 25 Novembre 2015 »
Vernissage le Mercredi 4 novembre à 19 heures
une exposition de l’association GENERIQUE
**Entrée gratuite,
visite sur rendez-vous pendant les horaires d’ouverture
en contactant
l’équipe d’accueil : maison.asso.19@paris.fr
ou au
01 53 72 89 10.

L'Equipe de la MdCA
Maison du Combattant et des Associations du 19ème arrondissement
20 rue Edouard Pailleron - 75019 Paris
vendredi 16 octobre 2015
Contrôles au faciès ; s’engager fermement contre les discriminations
la vidéo du procès : sur youtube |
Communiqué LDH
Paris, le 16 octobre 2015
Contrôle au faciès : ce gouvernement
veut-il vraiment lutter contre le racisme ?
La
décision du gouvernement de se pourvoir en cassation contre l’arrêt de
la cour d’appel de Paris qui a condamné, partiellement, l’Etat pour des
contrôles aux faciès n’est pas admissible.
Elle
signifie que les pouvoirs publics contestent maintenant ce qu’ils
avaient admis lors de la campagne électorale et la soumission du
gouvernement à certaines formes de pratiques policières.
Ce
recours est le pire signe que le gouvernement pouvait lancer en
direction des populations victimes de cette discrimination. On ne peut à
la fois prétendre lutter contre le racisme et se satisfaire de ces
pratiques dénoncées de tout bord.
En
agissant ainsi, le Premier ministre démontre un peu plus le peu de cas
qu’il fait des libertés publiques et de la cohésion sociale au profit
d’un autoritarisme inutile.
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L’Etat entend contester cinq arrêts de la cour d’Appel de Paris le condamnant pour « faute lourde »
(Paris,
le 16 octobre 2015) Le Premier ministre a décidé de contester les
décisions de la Cour d’appel de Paris, condamnant l’Etat pour
discrimination à l’encontre de cinq jeunes hommes contrôlés par la
police sur la base de leur origine. Le pourvoi en cassation introduit
par l’Etat reflète le choix inacceptable du gouvernement de laisser
perdurer les contrôles dits « au faciès », au rebours des engagements du
candidat Hollande.
Dans
cette procédure en justice, où treize jeunes hommes se plaignaient de
contrôles au faciès, l’Etat n’a reculé devant rien, allant jusqu’à
prétendre que les règles d’égalité et de la non-discrimination ne
s’appliquaient pas aux forces de l’ordre.
La
cour n’a heureusement pas suivi cette défense absurde et a rappelé
l’évidence : les actions policières doivent être menées dans le respect
des principes de non discrimination. Dans cinq cas, la Cour a constaté
l’existence d’un contrôle discriminatoire : ces décisions sont
historiques.
Pour
la première fois, l’Etat a été condamné par la justice pour des
contrôles d’identité au faciès. La Cour a rappelé que l’État est tenu de
prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir les
discriminations, obligation qu’il n’a pas respectée. Elle a également
considéré que l’absence de remise d’un récépissé après un contrôle
d’identité empêche les victimes d'avoir un recours efficace en cas de
discrimination ou d’abus et que le rôle de la police est d’exercer ses
missions sur des bases objectives et non selon des critères ethniques ou
physiques.
Cette
position est également celle du Défenseur des droits qui a en effet
affirmé, dans un avis de février 2015 et en soutien aux plaignants à la
procédure, qu’il est nécessaire d’encadrer davantage les pratiques de
contrôles, de sorte que tout contrôle soit basé sur des critères
objectifs, et non sur le « ressenti » ou l’ « instinct » des agents trop
souvent invoqués pour masquer des stéréotypes discriminatoires.
Plutôt
que de contester des décisions qui le mettent en cause, le
gouvernement devrait tirer les conséquences de ces décisions en
introduisant un système de récépissé des contrôles et en modifiant le
cadre législatif qui permet les contrôles (l’article 78-2 du Code de
procédure pénale) afin d’autoriser uniquement des contrôles fondés sur
des critères objectifs.
L’option
prise par le gouvernement est d’autant plus choquante que la lutte
contre le racisme est la grande cause nationale de 2015. Le Président
de la République a ainsi rappelé dans son discours au camp des Milles
(Bouches-du-Rhône) que « la République ne connaît pas de races ni de couleurs de peau […]
Elle ne connaît pas de communautés. Elle ne connait que des citoyens
libres et égaux en droit. Ce principe n’est pas négociable et ne le sera
jamais ». Ce beau discours cache mal le cynisme d’un Etat qui reste dans le déni des contrôles au faciès en France.
Au-delà
de leur impact dévastateur sur les personnes contrôlées, les
contrôles au faciès contribuent à nourrir et renforcer les stéréotypes
et les préjugés qu’une partie de la société peut avoir à l’égard de ceux
qui en sont la cible. Comment combattre le racisme et les
discriminations lorsque ce sont les représentants de l’Etat qui agissent
sous l’influence de stéréotypes ?
Selon un de leurs avocats, maître Slim Ben Achour, « Les
personnes à l’origine des dossiers judiciaires avaient donc raison :
bien que personne n’ait rien à leur reprocher, elles sont bien
considérées comme des citoyens de seconde zone ».
Les
organisations signataires déplorent la décision de l’Etat de se
pourvoir en cassation. Elles demandent au gouvernement de revoir sa
position, et appellent les plus hautes autorités à mettre enfin un terme
au scandale des contrôles au faciès.
Eclore, Gisti, Ligue des droits de l’Homme, Maison pour un développement solidaire, Open Society Justice Initiative, Pazapas Belleville, Syndicat des avocats de France, Syndicat de la magistrature
lundi 12 octobre 2015
PENSER L’ANTIRACISME.
POUR UNE CONTRE-OFFENSIVE
UNIVERSITÉ D’AUTOMNE
DE LA LIGUE DES DROITS DE L’HOMME
28 ET 29 NOVEMBRE 2015
MAISON DU BARREAU (2 RUE DE HARLAY, 75001 PARIS)
http://www.ldh-france.org/penser-lantiracisme-contre-offensive/
Le racisme – sous ses formes multiples – s’épanouit au cœur du débat politique et l’actualité voit se multiplier les actes, propos et incidents sérieux, voire dramatiques, qui témoignent d’un renouveau agressif.
Le juif, l’arabe, le Rom, l’étranger, le musulman en sont les cibles privilégiées, comme le SDF, le migrant et le réfugié : plus mal va le monde, plus grandes sont les peurs et plus nombreux sont les boucs émissaires.
Cette dynamique dangereuse balaye toute l’Europe, au-delà des frontières de l’Union. Elle s’impose comme enjeu central et objet de concurrence entre les extrêmes droites et les partis de la droite traditionnelle. Elle constitue à ce titre un défi pour la pensée humaniste, le progrès social et les droits de l’Homme.
Comment aujourd’hui (re)penser une contre-offensive, refonder une efficacité militante, fédérer des forces diversifiées, voire éclatées, de l’antiracisme ?
2 journées de réflexion et de débats les 28 & 29 novembre 2015 à Paris.
Les vidéos des différentes interventions ici.
17 octobre 1961 - 17 octobre 2015
54e Anniversaire - Vérité et Justice
54 ans après, la Vérité est en marche. Cependant, la France n’a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’elle a menées, - en particulier la Guerre d’Algérie - non plus que dans le cortège de drames et d’horreurs qu’elles ont entraînés, comme ce crime d’Etat que constitue le 17 octobre 1961. Le17 octobre 2012, le Président de la République a certes fait un premier pas important, en déclarant « Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l'indépendance ont été tués lors d'une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes. » Mais le terme de crime n'est pas repris, et la responsabilité, sous entendue, n'est pas clairement définie. Nous demandons une parole claire aux autorités de la République, au moment où certains osent encore aujourd’hui continuer à parler des « bienfaits de la colonisation », à célébrer le putsch des généraux à Alger contre la République, à "honorer" les criminels de l'OAS. Dans ce domaine, il est donc nécessaire que des mesures significatives soient prises :
On ne construit pas la démocratie sur des mensonges et des occultations. Après un demi-siècle, il est temps :
A l'occasion de ce 53e anniversaire, nous exigeons Vérité et Justice.
Rassemblement le 17 octobre 2015, à 17h30, au Pont Saint-Michel, à Paris Signataires au 9 octobre 2015 Associations : 4ACG (Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre), 17 Octobre contre l'oubli, 93 Au Cœur de la République, ACCA (Association contre le Colonialisme Aujourd'hui), Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Féraoun et de leurs compagnons, ANPROMEVO (Association Nationale pour la Protection de la Mémoire des Victimes de l’OAS/), APVC (Agence de Promotion des Cultures et du Voyage), ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants), Association Rennes-Sétif, Au nom de la Mémoire, Emancipation, FNACA - Paris (Fédération Nationale des Anciens Combattants AFN), LDH (Ligue des Droits de l'Homme), MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples), Les ORANGES, Sortir du Colonialisme Syndicats : FSU (Fédération Syndicale Unitaire), SNS (Syndicat national des enseignements du second degré), URIF-CGT (Union Régionale Ile de France de la Confédération Générale du Travail) Partis Politiques : PCF (Parti Communiste Français), PG (Parti de Gauche) |
mardi 8 septembre 2015
Appel unitaire
Asile ! C’est un
droit !
Nous, citoyennes et citoyens
d’Europe, sommes de la même humanité que ces femmes, ces hommes et ces enfants
qui fuient la guerre et la misère pour ne pas mourir. Comme eux, nous avons des
enfants, nous travaillons, nous aspirons au bonheur et nous savons les efforts
nécessaires pour construire nos vies dans un monde où la loi du plus fort est
toujours en vigueur. Le sort que l’Europe, celle qui a connu tant de guerres,
qui a envoyé tant de réfugiés sur les routes, leur réserve nous révolte.
L’Europe ne peut proclamer
que ses valeurs reposent sur les droits de l’Homme et traiter ces réfugiés
comme des envahisseurs, compatir à leur sort et faire si peu, se les rejeter comme
des marchandises illégales. Or, force est de constater que même la directive
sur l’afflux massif de réfugiés, bien loin de ce qu’exige la situation
dramatique actuelle, n’a pas été mise en œuvre.
Le destin de ces réfugiés, de
ces migrants, c’est notre destin et notre avenir. En niant leur droit à l’asile,
c’est notre propre avenir que nous mettons en péril tant nous aurons, tôt ou
tard, à rendre compte de notre aveuglement et de celui de nombre de nos
gouvernants.
Déjà en partie responsable
des événements qui poussent sur les routes de l’exil tant de personnes, que
restera-t-il de la crédibilité de l’Europe et de la France si nous refusons de
les accueillir ?
Nous n’admettons pas, en
tant que citoyens européens et français, le déni d’humanité qui est en train de
se produire.
En France, nous exigeons du
gouvernement qu’il appuie sans équivoque un accueil de ces réfugiés dans tous
les pays de l’Union européenne.
Nous lui demandons de
prendre toute sa part, ici en France, de cet accueil, et donc d’accroître
considérablement les moyens mis en oeuvre.
Nous appelons toute la
société civile à se mobiliser pour appuyer cette exigence et pour apporter
l’aide et l’assistance nécessaire.
Nous appelons tous les
hommes et femmes de bonne volonté à combattre ces discours indignes qui
refusent à ces hommes, ces femmes et ces enfants leurs droits élémentaires d’êtres
humains.
Ensemble, nous
demandons :
·
que tous les réfugiés soient accueillis dans
des conditions respectueuses de leur dignité ;
·
une suspension des accords de Dublin et leur
révision ;
·
l’organisation d’un grand débat public sur la
question des réfugiés.
Ensemble, nous pouvons faire
que l’intolérable cesse.
Rassemblement
le mardi 8 septembre, à 18h30,
le mardi 8 septembre, à 18h30,
place de la République, à Paris
#AsileUnDroit
Organisations signataires :
Acat,
Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort), Association des
Tunisiens en France (ATF), Attac, Cedetim / Ipam, CGT, Collectif 3C, Comité
pour le respect des libertés et des droits de l’Homme et Tunisie (CRLDHT), Confédération
syndicale des familles (CSF), Fédération nationale des Maison des potes, FSU, Ligue
des droits de l’Homme (LDH), Licra, Mrap, Organisation de femmes égalité,
SNJ-CGT, SOS Racisme, Syndicat des avocats de France (Saf), Union nationale
lycéenne (UNL), Unef, Union syndicale Solidaires
vendredi 7 août 2015
Soutien de la LDH à Antoine Deltour, le lanceur d’alerte LuxLeaks
Soutenons Antoine Deltour !
Il assume avoir copié des centaines de « tax rulings », des accords fiscaux conclus par le fisc luxembourgeois pour le compte de multinationales. Des centaines de milliards d’euros s’évaporent des pays où ces firmes mènent leurs activités réelles. Ces sommes colossales sont en fait transférées dans des juridictions où elles sont très peu taxées, notamment au Luxembourg. L’échelle industrielle du système de planification fiscale agressive mis en lumière était jusque-là méconnue. Ces mécanismes n’avaient jamais été décrits avec autant de précision.
Signez la pétition en ligne :
https://www.change.org/p/soutenons-antoine-deltour-luxleaks-support-antoine
Les répercussions de ces révélations sont immenses. En portant le sujet des « tax rulings » jusque dans les instances internationales – comme le G20 ou la Commission Européenne – elles ont favorisé des avancées politiques qui peu à peu conduiront à une meilleure justice fiscale.
Antoine Deltour a agi sans intention malicieuse et de manière totalement désintéressée. Il n’a jamais cherché à monnayer ses informations. Il a seulement souhaité favoriser le débat public sur des pratiques éthiquement condamnables. Son acte civique s’inscrit dans un large mouvement animé de nombreux citoyens, de petits entrepreneurs, d’autres lanceurs d’alerte, de syndicats, d’ONG, de journalistes, de partis politiques et même d’institutions internationales, tous déterminés à agir contre l’opacité de la finance offshore et pour davantage de justice fiscale.
Nous, signataires de cette pétition, déclarons soutenir Antoine Deltour. Le caractère désintéressé de sa démarche, les bénéfices considérables pour les citoyens européens et au-delà pour les Etats eux-mêmes nous apparaissent comme totalement contradictoires avec l’idée même qu’il puisse être condamné autrement que symboliquement. Nous rappelons que dans bien des législations dans le monde et de plus en plus, la démarche d’Antoine ferait l’objet d’une protection et non d’une pénalisation.
samedi 27 juin 2015
Avant de se séparer pour les vacances d'été
La section termine l'année par un pique-nique sur la pelouse
Vendredi 3 juillet 2015, à partir de 19h30
Parc de la Villette, entre Géode et Canal
Venez avec vos amis-es, adhérents ou sympathisants sont tous et toutes bienvenus.
On apporte à boire et à manger et on partage !
A très bientôt donc !
mercredi 17 juin 2015
Fête de la Saint Jean - Des ponts pas des murs
La section Paris 19 de la Ligue des droits de l'Homme
sera heureuse de vous accueillir sur son stand :
Place des Fêtes - Paris 19°,
à l'occasion de la Fête de la Saint Jean,
en compagnie de RESF, ATTAC, collectif Stop Tafta et beaucoup d'autres toute l'après midi.
_______________________
mercredi 10 juin 2015
Migrants expulsés de La Chapelle
concert de soutien
dimanche 14 juin, 13h à 16h,
lieu à préciser !!!!
suivre et actualiser les informations : sur twitter
https://twitter.com/search?q=pajol&src=typd
Quelques jours après l'évacuation du campement de la Chapelle à Paris, la majorité de ses occupants se retrouvent à la rue. Privés de contacts, de soutiens, des aides dispensées par les associations, ils tentent de se retrouver dans plusieurs arrondissements pour réorganiser leur survie. Lundi 8 juin, à 14 heures, pendant une distribution de nourriture organisée par des associations autour de la halle Pajol à Paris (18e arr.), la police a, sur ordre, brutalement dispersé ce rassemblement, interpellé plusieurs dizaines de personnes et interné une quarantaine de migrants au centre de rétention de Vincennes.
Ceci n'est pas supportable. Mardi dernier, le préfet de Paris et la mairie de Paris affirmaient que l'opération d'évacuation du campement de la Chapelle serait exemplaire, qu’elle offrirait à tous les occupants du campement une solution adaptée et digne ! Aujourd’hui, ces personnes se retrouvent à la rue, privées des aides humanitaire et sanitaire mises en place par les associations.
Le harcèlement, les mensonges, les dispersions des migrants doivent cesser.
Notre pays ne pourra continuer à éviter le nécessaire débat sur l'accueil des réfugiés et des migrants. Ces femmes, ces hommes, ces enfants sont arrivés ici après des parcours douloureux. Les ignorer ne les fera pas partir, les maintenir dans des campements précaires ne les rendra pas invisibles. Les disperser ne constitue qu’une souffrance supplémentaire et les arrêter, une injustice.
Les pouvoirs publics doivent changer de politique et répudier ces opérations de « nettoyage » et de communication, au profit d'un choix digne et fraternel d'accueil des migrants et des réfugiés.
C’est pourquoi nous demandons que, dans l’immédiat :
- les personnes mises en rétention à l'issue de l'intervention de la police autour de la halle Pajol soient libérées ;
- qu’une solution transitoire soit mise en place avec, par exemple, l'ouverture d'un lieu d'accueil digne permettant d'organiser un suivi social et sanitaire et l'ouverture de droits pour le maintien sur le territoire, pour ceux qui le demandent.
Contact presse
Feriel Saadni, service communication LDH : 01 56 55 51 08
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